Une petite ville et son clocher mais des alentours "riches en pierres", à découvrir absolument.

Les églises

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul

Place de la mairie - Poullaouen

L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVIIème siècle), a été restaurée au XIXème et XXème siècle.

La façade et le clocher de cette église sont classés Monument Historique depuis le 21 décembre 1914.

Le clocher-porche a la particularité d’être orné à l’extérieur de colonnes superposées évoquant assez librement les styles toscan, ionique et corinthien.

La charpente intérieure est lambrissée. Les autels sont au nombre de trois : Le maître-autel et son étable entouré de statues de saint Pierre et de saint Paul, l’autel de saint Joseph, autrefois de sainte Barbe, et celui du rosaire.

Quatre statues de saints sont encore préservées : saint Apolline avec des tenailles dans la main droite et la palme du martyre dans la main gauche, sainte Barbe, offerte par les mineurs de Poullaouen, et deux grands saints bretons, saint Modet et saint Guinal ou Gwenaël. L’originalité de cette église tient dans son porche septentrional et dans le relatif développement en hauteur de ses façades latérales.

Eglise Notre-Dame-de-la-Bonne-Nouvelle

Le Bourg - Locmaria Berrien

Au 12ème siècle, fin de l’ère romane Le seigneur de la Haie Douar édifie la chapelle du pré (chapel par prat). A cette époque, Locmaria dépend de la paroisse de Berrien.

Au 15ème siècle, l’église est remaniée à l’époque gothique.

En 1630 obtention de la trêve de Locmaria.

En 1802 - Locmaria est élevée au rang de paroisse (évêché de Cornouaille). L’église est placée sous le patronage de Notre Dame de bonne nouvelle.

1725 - restauration de la tour de clocher.

1830 - choeur rebâti (décès du 1er maire de Locmaria, Joachim Guillart de Kersausic (pierre tombale près de la porte d’entrée du côté gauche).

1884 - pose des cloches.

1949 - nouvelle restauration.

Les chapelles

Chapelle Saint-Thudec

Saint-Thudec - Poullaouen

Construite vers la fin du XVIIIe siècle, la chapelle, ancienne église tréviale *, présente le même parti que l’église Saint-Pierre de Motreff à peu près contemporaine : en croix latine à un seul vaisseau.

Thudec, sous le patronage duquel est placée la chapelle, pourrait être une forme affectueuse pour Saint-Tugdual, moine missionnaire ayant quitté l’île de Bretagne pour l’Armorique au VIe siècle et fondateur de l’évêché de Tréguier.

La chapelle est à l’abandon quand en 1970 une poignée de bénévoles, réunis en association, entreprennent de la restaurer. Grâce aux recettes du pardon qui se tient chaque année le dimanche de la trinité, et à une subvention de la commune, la toiture a pu être restaurée. Le petit clocher a été remonté pierre par pierre. Prochaine étape envisagée : la remise en état du mobilier dont trois maîtres-autels et retables datant de la fin du XVIIe siècle.

*Le fait que l’église tréviale fasse partie intégrante de l’église matrice est attesté, notamment, par l’absence de service religieux pendant le temps pascal et l’obligation faite aux tréviens de participer aux dépenses de la paroisse, cependant que les clercs succursalistes et leurs ouailles sont tenus de faire 1 ou 2 fois l’an une procession dans l’église paroissiale, en reconnaissance de la supériorité de celle-ci.

Chapelle Saint-Victor

Près de Liorzou - Poullaouen

Édifice reconstruit en 1865 à l’emplacement d’une chapelle plus ancienne, restauré en 1936 puis en 1998.

Petit édifice de plan rectangulaire à vaisseau unique. Chevet plat. Clocher-mur surmonté d ́un clocheton à chambre de cloche de plan carré et d ́une flèche en maçonnerie carrée. Gros œuvre en moellon de grès, de schiste et de granite, à l ́exception des encadrements des baies en plein cintre et des chaînages d ́angle, en pierre de taille de granite. Murs enduits de ciment à l ́intérieur. Lambris de couvrement peint en bleu. Sol couvert de dalles d ́ardoise.

Chapelle Notre-Dame-du-Paradis

Lescom - Poullaouen

La chapelle Notre-Dame-du-Paradis est mentionnée pour la première fois en 1572. De plan rectangulaire à un vaisseau, comme la plupart des chapelles du Poher, elle a été entièrement reconstruite en 1830.

Bien que dédiée à la Vierge, fêtée début octobre, la chapelle honorait également Saint-Eloi. Chaque année, le lundi de la Pentecôte, une centaine de chevaux y était rassemblée pour le pardon : après la procession et la messe, des courses s’improvisaient, une quête parmi la foule récompensant les vainqueurs.

Chapelle Saint-Sébastien

Près de Kervezennec - Poullaouen

Construite dans le courant du XVIe siècle, cette chapelle présente la disposition générale des chapelles du Poher : un seul vaisseau (la nef) terminé par une abside à trois pans est couvert d’une charpente lambrissée en berceau. A l’exception du panneau central d’un retable probablement daté du XIXe siècle et figurant en calice, tout le mobilier a disparu et notamment les deux statues de Saint Sébastien, patron de la chapelle.

Soldat de l’empereur romain Dioclétien (284-305) et chargé de traquer les chrétiens, Sébastien adhère pourtant à leur foi. Condamné par Dioclétien, il est alors transpercé de flèches puis battu à mort. Pendant plusieurs siècles, le saint a été invoqué pour lutter contre la peste et il n’est pas impossible que la construction de cette chapelle soit liée à un épisode de peste. Le registre des baptêmes de Poullaouen évoque en effet une « grande contagion (qui en 1567) commansça au faubourg de la ville royalle de Kerahes et sequarta par tout le pays laquelle dura lespace d’uncze moys et en mourut grand nombre infini de peuple ».

Aujourd’hui, la chapelle est entretenue par un comité de bénévoles qui organise chaque année un pardon le deuxième dimanche d’août. Messe, jeux (pour petits et grands), repas et fest-noz attirent chaque année plus de 500 personnes !

Chapelle Saint-Ambroise

Saint-Ambroise - Locmaria Berrien

Elle date du 17ème siècle et abrite plusieurs statues : Saint Ambroise, Saint Sylvestre, Saint Michel, et la Vierge-Mère.

Chaque année, lors du pardon, le 2ème dimanche de septembre, se déroule une procession suivie d’une messe dans la chapelle.

Selon la tradition, un gâteau breton est béni et partagé entre les fidèles.

Les calvaires

Calvaire de Kerbizien (XVIè s.)

Kerbizien - Poullaouen

Le calvaire de Kerbizien

Les personnages représentés sur les calvaires, ici saint Pierre clefs à la main et sainte Madeleine, sont autant de scènes compréhensibles de tous et sur lesquelles s’appuient les prédicateurs pour enseigner le catholicisme à un peuple ne sachant en général ni lire ni écrire.

La Croix Neuve (1705)

La Croix Neuve - Poullaouen

La croix Neuve

Bien éloigné des calvaires monumentaux pouvant compter jusqu’à 200 personnages, cette simple croix en granit a beaucoup souffert des outrages du temps : le personnage au revers a complètement disparu.

Croix de Kerroland

Kerroland - Poullaouen

La croix de Kerroland

L’inscription 1825, lisible sur le socle de cette croix en granit, indique l’année durant laquelle elle a été remontée.

Calvaire de l’église

Le Bourg - Locmaria Berrien

Le calvaire de l'église Note-Dame-de-la-Bonne-Nouvelle

Calvaire en pierre de Kersanton du 16ème siècle.

Calvaire de Saint Ambroise

St-Ambroise - Locmaria Berrien

Le calvaire de St-Ambroise

La croix de Saint Ambroise date du 16ème siècle et porte sur la face ouest un christ en croix et sur la face opposé une sainte femme. Une importante restauration a été effectuée en 1997 par les soins de Mr Olivier DANICAN, sculpteur et peintre de Landeleau.

La stèle armoricaine

La stèle funéraire armoricaine

Place de l'église - Poullaouen

La découverte du fer, vers-800, marque une révolution dans le monde celte. Son usage se généralise en Armorique dans le courant du 5ème siècle avant JC. Dès lors le fer remplace le bois ou la pierre pour la fabrication des outils et permet ainsi la taille de ces stèles. Les menhirs sont des pierres brutes non taillées. Elles sont très nombreuses dans l’ouest de la péninsule.

Les stèles basses, ou hémisphériques sont majoritaires chez les Vénètes (Morbihan). Les stèles hautes, pouvant atteindre jusqu’à 3m5, ont surtout été découvertes chez les Osismes (Finistère et ouest des Côtes d’Armor). Associées à des lieux de sépulture, ces stèles matérialisaient l’emplacement réservé aux morts. La découverte de certaines d’entre elles dans des sites dédiés à l’habitat laisse supposer d’autres usages possibles. Certaines ont été transformées en bornes militaires à l’époque gallo-romaine, d’autres ont été christianisées au Moyen Age.

Cette stèle don de la famille Fer à la commune de Poullaouen en 2009, est surtout originale par son matériau. Elle est en effet le seul exemple connu à ce jour de stèle en schiste ardoisier. Les autres sont toutes en granite ou en matériau apparenté. Sa forme reste pour sa part assez classique. Le trou percé dedans a pu servir à passer un fil à linge dans une utilisation récente.

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